Restaurer les milieux de reproduction du tétras-lyre grâce aux chèvres

Boîte à outils
pour la préservation
de la biodiversité et
des pâturages alpins
Quand les aulnes verts
prennent le dessus
Dans de nombreux alpages, les
aulnes verts colonisent
progressivement les pâturages.
Cette fermeture du milieu réduit
la biodiversité de montagne.
Le tétras-lyre a besoin d’une
mosaïque de paysages composée
de prairies, de bruyères et de
clairières. Lorsque les aulnes
verts deviennent trop denses,
ses milieux de reproduction sont
menacés : les zones de parade
se referment et les biotopes
nécessaires à l’alimentation des
jeunes se raréfient.
Les chèvres apprécient les
feuilles d’aulne vert, puis
s’attaquent à l’écorce de ces
arbustes, ce qui finit par les
faire dépérir. Elles consomment
également volontiers les
repousses de vernes
préalablement coupées.
Le saviez-vous ?
La « verne » est l’appellation
commune de l’aulne vert. En
symbiose avec une bactérie,
cet arbuste acidifie le sol :
seule une douzaine d’espèces
végétales peuvent s’adapter
sous une aulnaie dense.

Pourquoi ce projet ?

Pourquoi ce projet ?

Quand les aulnes verts prennent le dessus

Dans de nombreux alpages, les aulnes verts colonisent progressivement les pâturages. Cette fermeture du milieu réduit la biodiversité de montagne.

← faire glisser pour voir tout le dessin →

Le saviez-vous ?

La « verne » est l’appellation commune de l’aulne vert. En symbiose avec une bactérie, cet arbuste acidifie le sol : seule une douzaine d’espèces végétales peuvent s’adapter sous une aulnaie dense.

Le tétras-lyre a besoin d’une mosaïque de paysages composée de prairies, de bruyères et de clairières. Lorsque les aulnes verts deviennent trop denses, ses milieux de reproduction sont menacés : les zones de parade se referment et les biotopes nécessaires à l’alimentation des jeunes se raréfient.

Les chèvres apprécient les feuilles d’aulne vert, puis s’attaquent à l’écorce de ces arbustes, ce qui finit par les faire dépérir. Elles consomment également volontiers les repousses de vernes préalablement coupées.

✎ Cliquez sur une étape du schéma.

Forestier-bûcheron
Confirme que le
débroussaillage de la
parcelle n’est pas
problématique.
Indique les arbres et
feuillus à préserver.
Si possible, débroussaille le
contour de la parcelle avant
l’installation des piquets.
Exploitant d’alpage
Propose des parcelles utiles pour
ses bovins, avec l’eau à proximité.
Accueille les chèvres pendant
l’été.
Contrôle l’état de santé des
chèvres, l’eau, l’électricité dans
les fils et l’abri tous les deux
jours.
Accepte les risques inhérents au
projet, notamment celui d’une
attaque de loup.
Coordinateur
Trouve un exploitant prêt à estiver des chèvres.
Recherche les chèvres, les bénévoles et les financements.
Réunit et coordonne les partenaires.
Organise les chantiers et le suivi du projet.
Rédige les comptes rendus annuels.
Bénévoles
S’inscrivent aux deux dates
proposées et ne décommandent
pas à la dernière minute.
Participent à la pose des clôtures
et des abris.
Viennent au même endroit en
automne et au printemps s’ils
apprécient les actions.
Forment idéalement une « team »
sur le lieu qu’ils préfèrent.
Spécialiste du tétras-lyre
Confirme la présence de l’espèce.
Confirme que la parcelle faisait
partie des zones de parade.
Évite les zones de couvaison et
d’alimentation des jeunes.
Organise idéalement
un suivi des parades
du tétras-lyre avant,
pendant et après les
actions.
Chevrier
Met à disposition des animaux dociles.
Informe l’équipe sur leur comportement.
Assure un bon état sanitaire et contrôle les vers intestinaux
avant l’estive ; si besoin, un vermifuge est administré.
Fournit les granulés de rappel, les mots de rappel,
la pierre à sel et à minéraux.
Suit le troupeau, de loin selon la distance.
Accepte les risques inhérents au projet, notamment celui
d’une attaque de loup.

Les acteurs du projet

Les acteurs du projet

Exploitant d’alpage

Propose des parcelles utiles pour ses bovins, avec l’eau à proximité.

Accueille les chèvres pendant l’été.

Contrôle l’état de santé des chèvres, l’eau, l’électricité dans les fils et l’abri tous les deux jours.

Accepte les risques inhérents au projet, notamment celui d’une attaque de loup.

Spécialiste du tétras-lyre

Confirme la présence de l’espèce.

Confirme que la parcelle faisait partie des zones de parade.

Évite les zones de couvaison et d’alimentation des jeunes.

Organise idéalement un suivi des parades du tétras-lyre avant, pendant et après les actions.

Forestier-bûcheron

Confirme que le débroussaillage de la parcelle n’est pas problématique.

Indique les arbres et feuillus à préserver.

Si possible, débroussaille le contour de la parcelle avant l’installation des piquets.

Coordinateur

Trouve un exploitant prêt à estiver des chèvres.

Recherche les chèvres, les bénévoles et les financements.

Réunit et coordonne les partenaires.

Organise les chantiers et le suivi du projet.

Rédige les comptes rendus annuels.

Bénévoles

S’inscrivent aux deux dates proposées et ne décommandent pas à la dernière minute.

Participent à la pose des clôtures et des abris.

Viennent au même endroit en automne et au printemps s’ils apprécient les actions.

Forment idéalement une « team » sur le lieu qu’ils préfèrent.

Chevrier

Met à disposition des animaux dociles.

Informe l’équipe sur leur comportement.

Assure un bon état sanitaire et contrôle les vers intestinaux avant l’estive ; si besoin, un vermifuge est administré.

Fournit les granulés de rappel, les mots de rappel, la pierre à sel et à minéraux.

Suit le troupeau, de loin selon la distance.

Accepte les risques inhérents au projet, notamment celui d’une attaque de loup.

✎ Cliquez sur un personnage pour voir son rôle.

Présence confirmée
du tétras-lyre. Zone
de parade et non
de naissance.
Clairières, bruyères,
myrtilliers et pâturages.
Des vernes conservées
comme refuge.
Végétation encore
présente sous la zone
de vernes ciblée.
Environ 30 % de la
parcelle en prairie.
Eau à proximité pour
les bovins.
Zone qui était parcourue
par les bovins.
Accès en véhicule
proche.
Présence de rochers
ou de grands arbres.
Visite du site
Réunir si possible l’exploitant, le
coordinateur, le spécialiste du
tétras-lyre, le propriétaire de
l’alpage et le forestier. À défaut,
visiter le site, avant la neige, et
faire valider les zones sur carte.
Une parcelle bien
choisie facilite la pose
des clôtures, favorise la
pâture des chèvres puis
des bovins, et maximise
les bénéfices pour le
tétras-lyre.
Les fortes pentes ne sont pas à exclure :
le projet vise justement des secteurs
difficilement entretenus par des
machines, mais qui seront ensuite
utilisés par les bovins.
Éviter les pistes de ski et
les zones d’avalanche pour
ne pas devoir enlever les
piquets en bois.

Choisir la parcelle

Choisir la parcelle

Une parcelle bien choisie facilite la pose des clôtures, favorise la pâture des chèvres puis des bovins, et maximise les bénéfices pour le tétras-lyre.

Les fortes pentes ne sont pas à exclure : le projet vise justement des secteurs difficilement entretenus par des machines, mais qui seront ensuite utilisés par les bovins.

Éviter les pistes de ski et les zones d’avalanche pour ne pas devoir enlever les piquets en bois.

Visite du site

Réunir si possible l’exploitant, le coordinateur, le spécialiste du tétras-lyre, le propriétaire de l’alpage et le forestier. À défaut, visiter le site, avant la neige, et faire valider les zones sur carte.

✎ Survolez les tampons 1 à 9.

Préparer avant de clôturer
Une bonne préparation du
terrain facilite considérablement
la mise en place des clôtures sur
une nouvelle parcelle.
Étapes
Valider le tracé.
Marquer le contour et les
séparations à la peinture
biodégradable ou avec des
piquets temporaires.
Débroussailler le contour
de la parcelle.
Enlever les branches coupées.
Dégager la tranchée sur 2
mètres et enlever les branches
jusqu’à 1,70 m de hauteur.
Planter les principaux piquets
en bois dans les angles.
Couper les vernes
et troncs gênants, puis
débroussailler herbes
vivaces, fougères,
rhododendrons et buissons
de bruyères avec une
débroussailleuse à disque.

Préparation du terrain

Protéger les arbres
remarquables.

Préparation du terrain

Préparer avant de clôturer

Une bonne préparation du terrain facilite considérablement la mise en place des clôtures sur une nouvelle parcelle.

Étapes

Protéger les arbres remarquables.

Couper les vernes et troncs gênants, puis débroussailler herbes vivaces, fougères, rhododendrons et buissons de bruyères avec une débroussailleuse à disque.

✎ Cochez les étapes au fur et à mesure : le site s’en souvient.

Empêcher les
chèvres de monter
sur la bâche
À éviter : une bâche
touchant le sol.
Solution : maintenir
ses parties basses
hors de portée des
animaux.
Résister au vent et
aux orages
À éviter : tendre la
bâche entre plusieurs
arbres exposés au vent.
Solution : l’accrocher
dans les vernes afin
qu’elle puisse
accompagner leurs
mouvements pendant
les orages.
Éviter les bruits qui
effraient les chèvres
Bien tendre les bords
pour limiter les
claquements effrayants
pour les chèvres.
Attacher chaque piquet
de structure à
l’armature avec
un nœud solide,
mais facilement
détachable.
Protéger la structure
Ne laisser aucun fil dépasser.
Cacher ou replier les extrémités.
Retirer les feuilles accessibles ou protéger
l’écorce des branches de vernes si elles
sont utilisées dans la structure.
Éviter les poches d’eau
Prévoir une forme d’igloo
ou une bâche
suffisamment inclinée.
Source
naturelle
ou captage
avec tuyau
si l’eau est
en dessus.
Récupération de
l’eau ruisselant
sur l’abri.
Bac ou abreuvoir
à mettre dès la
fonte des neiges
pour profiter des
précipitations
Eau
Prévoir trois parcs.
Donner à chacun
un accès
à l’eau et à l’abri.
Prévoir la rotation dès le départ
La division de la parcelle en trois
parcs améliore l’efficacité de la pâture
tout en limitant la propagation des
parasites intestinaux.

Organiser les parcs, l’eau et l’abri

Abri
L’abri est indispensable pour
protéger les chèvres de la
pluie, des orages et du soleil.
Il est préférable que
l’alpagiste s’en occupe ; sinon,
le construire à plusieurs.
Prévoir des portes
entre les parcs.
Anticiper le déplacement des
séparations pendant la saison.

Organiser les parcs, l’eau et l’abri

Prévoir trois parcs.
Donner à chacun
un accès
à l’eau et à l’abri.
Abri
L’abri est indispensable pour
protéger les chèvres de la
pluie, des orages et du soleil.
Il est préférable que
l’alpagiste s’en occupe ; sinon,
le construire à plusieurs.
Prévoir des portes
entre les parcs.
Anticiper le déplacement des
séparations pendant la saison.

← faire glisser pour voir toute la planche →

Prévoir la rotation dès le départ

La division de la parcelle en trois parcs améliore l’efficacité de la pâture tout en limitant la propagation des parasites intestinaux.

Éviter les bruits qui effraient les chèvres

Bien tendre les bords pour limiter les claquements effrayants pour les chèvres.

Attacher chaque piquet de structure à l’armature avec un nœud solide, mais facilement détachable.

Résister au vent et aux orages

À éviter : tendre la bâche entre plusieurs arbres exposés au vent.

Solution : l’accrocher dans les vernes afin qu’elle puisse accompagner leurs mouvements pendant les orages.

Source
naturelle
ou captage
avec tuyau
si l’eau est
en dessus.
Récupération de
l’eau ruisselant
sur l’abri.
Bac ou abreuvoir
à mettre dès la
fonte des neiges
pour profiter des
précipitations
Eau

Empêcher les chèvres de monter sur la bâche

À éviter : une bâche touchant le sol.

Solution : maintenir ses parties basses hors de portée des animaux.

Protéger la structure

Ne laisser aucun fil dépasser.

Cacher ou replier les extrémités.

Retirer les feuilles accessibles ou protéger l’écorce des branches de vernes si elles sont utilisées dans la structure.

Éviter les poches d’eau

Prévoir une forme d’igloo ou une bâche suffisamment inclinée.

Ajouter les piquets en plastique
Assurer grâce à ces piquets que le premier fil
est à max. 20 cm du sol.
Environ un piquet tous les trois à cinq mètres
selon la pente et les irrégularités du terrain.
Porte
Porte intégrée
à la clôture.
Poignées bien serrées.
Crochet métallique
Électrificateur avec batterie solaire
Positionné à l’extérieur du parc,
près de la porte, bien exposé au soleil.
Protégé des bovins par deux ou trois
piquets et un ou deux fils.
Max.
20 cm
Installer les fils et les connexions
Faire au moins deux tours autour des
isolateurs et quatre tours dans les angles.
Bien tendre les fils en serrant au niveau des isolateurs.
Utiliser un fil électrique de bonne qualité,
avec suffisamment de brins métalliques.
Utiliser des nœuds fiables
afin d’éviter les pertes de courant.
Connecter les fils entre eux près de la batterie
solaire et de la porte, puis tous les 200 mètres.
Tirer le fil supérieur
Le fil du haut entre les piquets en bois permet de
visualiser le tracé et de positionner correctement
les piquets en plastique.

Installer les clôtures

Poser les piquets en bois
Aux angles et aux changements de direction.
Environ tous les dix mètres.
En dessous des bosses et au bas des creux.
Plus rapprochés dans les fortes pentes.
Deux piquets rapprochés, sur une zone plane,
pour créer la porte.
Chiffres indicatifs pour
un hectare
Environ 60 piquets en bois.
Environ 400 piquets
en plastique.
Environ trois piquets en
plastique pour un piquet
en bois.
Installer les isolateurs
Prévoir quatre à cinq fils électriques.
Placer le premier fil à max. 20 cm du sol.
Adapter la position des isolateurs dans les creux
et sur les bosses afin de conserver cette hauteur.
Ajouter un isolateur en bas lorsque le relief l’exige.

Installer les clôtures

Porte
Porte intégrée
à la clôture.
Poignées bien serrées.
Crochet métallique
Électrificateur avec batterie solaire
Positionné à l’extérieur du parc,
près de la porte, bien exposé au soleil.
Protégé des bovins par deux ou trois
piquets et un ou deux fils.
Max.
20 cm
Tirer le fil supérieur
Le fil du haut entre les piquets en bois permet de
visualiser le tracé et de positionner correctement
les piquets en plastique.

← faire glisser pour voir toute la planche →

Chiffres indicatifs pour un hectare

Environ 60 piquets en bois.

Environ 400 piquets en plastique.

Environ trois piquets en plastique pour un piquet en bois.

Ajouter les piquets en plastique

Assurer grâce à ces piquets que le premier fil est à max. 20 cm du sol.

Environ un piquet tous les trois à cinq mètres selon la pente et les irrégularités du terrain.

Poser les piquets en bois

Aux angles et aux changements de direction.

Environ tous les dix mètres.

En dessous des bosses et au bas des creux.

Plus rapprochés dans les fortes pentes.

Deux piquets rapprochés, sur une zone plane, pour créer la porte.

Installer les isolateurs

Prévoir quatre à cinq fils électriques.

Placer le premier fil à max. 20 cm du sol.

Adapter la position des isolateurs dans les creux et sur les bosses afin de conserver cette hauteur.

Ajouter un isolateur en bas lorsque le relief l’exige.

Installer les fils et les connexions

Faire au moins deux tours autour des isolateurs et quatre tours dans les angles.

Bien tendre les fils en serrant au niveau des isolateurs.

Utiliser un fil électrique de bonne qualité, avec suffisamment de brins métalliques.

Connecter les fils entre eux près de la batterie solaire et de la porte, puis tous les 200 mètres.

Utiliser des nœuds fiables afin d’éviter les pertes de courant.

✎ Cliquez sur les tampons 1 à 5 pour suivre les étapes.

Un pique-nique
copieux à base
de produits du
terroir peut faire
toute la
différence pour
fidéliser les
bénévoles !
Jour 1 — Préparation
Ouverture de la tranchée sur
le contour de la parcelle.
Débroussaillage.
Pose des principaux piquets
d’angle en bois.
Jour 2 — Installation collective
Installation des piquets
restants.
Pose des isolateurs et des fils.
Installation de la porte et
de la batterie.
Aide à la construction de l’abri.
Équipe type :
Un coordinateur expliquant et répartissant
les tâches.
Environ 15 bénévoles pour la création d’un
nouveau parc de 1 hectare.
Au moins 4 personnes sachant planter
les piquets en bois.
Environ 8 personnes peuvent ensuite suffire
pour la pose chaque année.
Prévoir des connaisseurs pour chaque type de
tâche : cela fait gagner beaucoup de temps.
Le reste de l’équipe pose les piquets en
plastique, guidé par une personne habituée.
Pour dérouler les fils : deux personnes par
bobine, l’une qui déroule le fil tendu, l’autre
qui l’attache aux isolateurs.
Si suffisamment de monde est disponible,
une personne suit derrière pour clipser les fils
sur les piquets en plastique.
Sécurité
Adapter les tâches à la
condition physique de chacun.
Prévoir des responsables pour la
trousse de secours, la visseuse, etc.
Reporter le chantier en cas de
pluie importante ou de météo
dangereuse.
Toujours prévoir un jour de
remplacement.
Fin de saison : Dépose
Prévoir le démontage des fils et
des piquets en plastique, puis le
stockage du matériel. Une équipe
de 4 à 6 personnes suffit.
Stocker les piquets en plastique
crochets face au sol et les
bobines de fils sous des arbres à
l’abri de la neige.
Protection
contre les loups
En Suisse, une clôture à
quatre fils correspond
actuellement aux mesures
requises pour pouvoir
bénéficier d’une
indemnisation en cas
d’attaque de loup. Elle ne
garantit toutefois pas
l’absence de prédation.
Selon les chèvres, il faut
5 voire 6 fils pour éviter
qu’elles s’échappent !

Organiser le chantier

Organiser le chantier

Jour 1 — Préparation

Un pique-nique copieux à base de produits du terroir peut faire toute la différence pour fidéliser les bénévoles !

Jour 2 — Installation collective

Protection contre les loups

En Suisse, une clôture à quatre fils correspond actuellement aux mesures requises pour pouvoir bénéficier d’une indemnisation en cas d’attaque de loup. Elle ne garantit toutefois pas l’absence de prédation. Selon les chèvres, il faut 5 voire 6 fils pour éviter qu’elles s’échappent !

Équipe type :

Un coordinateur expliquant et répartissant les tâches.

Environ 15 bénévoles pour la création d’un nouveau parc de 1 hectare.

Au moins 4 personnes sachant planter les piquets en bois.

Environ 8 personnes peuvent ensuite suffire pour la pose chaque année.

Prévoir des connaisseurs pour chaque type de tâche : cela fait gagner beaucoup de temps.

Le reste de l’équipe pose les piquets en plastique, guidé par une personne habituée.

Pour dérouler les fils : deux personnes par bobine, l’une qui déroule le fil tendu, l’autre qui l’attache aux isolateurs.

Si suffisamment de monde est disponible, une personne suit derrière pour clipser les fils sur les piquets en plastique.

Fin de saison : Dépose

Prévoir le démontage des fils et des piquets en plastique, puis le stockage du matériel. Une équipe de 4 à 6 personnes suffit.

Stocker les piquets en plastique crochets face au sol et les bobines de fils sous des arbres à l’abri de la neige.

Sécurité

Adapter les tâches à la condition physique de chacun.

Prévoir des responsables pour la trousse de secours, la visseuse, etc.

Reporter le chantier en cas de pluie importante ou de météo dangereuse.

Toujours prévoir un jour de remplacement.

✎ Cochez les tâches de chaque jour : le site s’en souvient.

Trouver les chèvres

Des animaux dociles pour un projet réussi
Toutes les chèvres ne sont pas adaptées à ce type de pâturage.
Certains critères facilitent grandement la réussite du projet.
Une autre possibilité
Certaines chèvres destinées à
l’abattoir peuvent également être
utilisées. Elles bénéficient ainsi de
mois supplémentaires de pâture en
montagne avant leur fin de carrière.
Les races anciennes sont rustiques
et donc particulièrement adaptées
aux secteurs colonisés par les
vernes.
Les vernes peuvent jaunir
le lait, mais elles n’altèrent
ni le goût ni la qualité.
Profil recherché
Chèvres allaitantes destinées à la
production de viande plutôt que de lait.
Animaux dociles et habitués aux clôtures
électriques à quatre ou cinq fils.
Chevrier prêt à participer au suivi, par
téléphone s’il habite loin.
Crottes analysées, puis vermifuge
administré selon les recommandations.
Races anciennes en voie de disparition
encouragées, notamment celles reconnues
par ProSpecieRara.
Un échange de bons procédés
Le partenariat idéal se construit avec
un chevrier qui cherche une surface
d’estivage et un exploitant d’alpage
qui a des zones à débroussailler.
Le projet se fait sur une surface
adéquate.
Le chevrier fournit des chèvres dociles.
Il apporte les granulés de rappel, les
mots de rappel, la pierre à sel et à
minéraux, ainsi que son expérience du
troupeau.
L’engagement se construit sur trois
ans au minimum, vu l’investissement
nécessaire pour les clôtures.
Capra grigia
Col noir
Rayée des Grisons
Nera Verzasca
Chèvre paon

Trouver les chèvres

Des animaux dociles pour un projet réussi

Toutes les chèvres ne sont pas adaptées à ce type de pâturage. Certains critères facilitent grandement la réussite du projet.

Profil recherché

Chèvres allaitantes destinées à la production de viande plutôt que de lait.

Animaux dociles et habitués aux clôtures électriques à quatre ou cinq fils.

Chevrier prêt à participer au suivi, par téléphone s’il habite loin.

Crottes analysées, puis vermifuge administré selon les recommandations.

Races anciennes en voie de disparition encouragées, notamment celles reconnues par ProSpecieRara.

Les races anciennes sont rustiques et donc particulièrement adaptées aux secteurs colonisés par les vernes.

Les vernes peuvent jaunir le lait, mais elles n’altèrent ni le goût ni la qualité.

Un échange de bons procédés

Le partenariat idéal se construit avec un chevrier qui cherche une surface d’estivage et un exploitant d’alpage qui a des zones à débroussailler.

Le projet se fait sur une surface adéquate.

Le chevrier fournit des chèvres dociles.

Il apporte les granulés de rappel, les mots de rappel, la pierre à sel et à minéraux, ainsi que son expérience du troupeau.

L’engagement se construit sur trois ans au minimum, vu l’investissement nécessaire pour les clôtures.

Une autre possibilité

Certaines chèvres destinées à l’abattoir peuvent également être utilisées. Elles bénéficient ainsi de mois supplémentaires de pâture en montagne avant leur fin de carrière.

Les races du classeur

✎ Cliquez sur un intercalaire du classeur pour voir la race.

Faciliter le rappel
Agiter les granulés tout en
appelant les chèvres leur
donne envie de revenir vers
la personne qui s’en occupe.
Cette habitude facilite le
déplacement du troupeau
ainsi que le retour des
animaux en cas de fuite.
Un suivi régulier est indispensable
Il permet de détecter rapidement les
problèmes, de veiller à la santé du troupeau et
d’assurer le bon fonctionnement de la clôture.
Tous les 2-3 jours
Contrôler l’état général
et la santé du troupeau.
Observer la quantité
et l’état de l’eau
et de l’abri.
Toutes les 2 semaines
Contrôler l’ensemble de la clôture.
Vérifier la présence d’électricité
dans chacun des fils.
Débroussailler
lorsque la
végétation
touche le fil à
20 cm du sol.
Le maintien des chèvres
sur la parcelle jour et
nuit maximise l’efficacité
de la pâture et l’impact
sur les vernes.
Une chèvre qui franchit la
clôture deux fois doit être retirée
du troupeau. Elle risquerait sinon
d’entraîner les autres
animaux à l’extérieur
du parc.
Ne pas leur apporter de
branches coupées :
consommer les vernes
dans le parc les encourage
à s’attaquer également
à leur écorce.

Accueillir et suivre le troupeau

Accueillir et suivre le troupeau

Un suivi régulier est indispensable

Il permet de détecter rapidement les problèmes, de veiller à la santé du troupeau et d’assurer le bon fonctionnement de la clôture.

Tous les 2-3 jours

Le maintien des chèvres sur la parcelle jour et nuit maximise l’efficacité de la pâture et l’impact sur les vernes.

Toutes les 2 semaines

Une chèvre qui franchit la clôture deux fois doit être retirée du troupeau. Elle risquerait sinon d’entraîner les autres animaux à l’extérieur du parc.

Ne pas leur apporter de branches coupées : consommer les vernes dans le parc les encourage à s’attaquer également à leur écorce.

Faciliter le rappel

Agiter les granulés tout en appelant les chèvres leur donne envie de revenir vers la personne qui s’en occupe. Cette habitude facilite le déplacement du troupeau ainsi que le retour des animaux en cas de fuite.

✎ Cochez les contrôles effectués : le site s’en souvient.

Vérifier le matériel
et les prévisions météo.
Travailler sous la pluie
décourage les bénévoles…
Toujours prévoir un jour
de remplacement.
Pour réparer
les installations
Cordelette.
Fil électrique.
Isolateurs.
Pince coupante.
Tournevis.
Clous et vis.
Canif et/ou cutter.
Scie à main de jardin.
Sécateur.
Testeur d’électricité.
Pour travailler en sécurité
Gants.
Trousse de premiers
secours.
Eau en suffisance : petite
gourde et grande réserve.
Vêtements imperméables.
Vêtements adaptés à la
montagne : chauds et
légers.
Casquette et/ou chapeau.
Crème solaire.
Bonnes chaussures avec
guêtres ou bottes.

Le kit de terrain

Le kit de terrain

Pour réparer les installations

Vérifier le matériel et les prévisions météo. Travailler sous la pluie décourage les bénévoles… Toujours prévoir un jour de remplacement.

Pour travailler en sécurité

✎ Cochez ce qui est dans le sac, ou imprimez la liste.

Un projet aux bénéfices multiples
La pâture des caprins permet de restaurer
les milieux favorables au tétras-lyre tout
en valorisant les pâturages et les
savoir-faire des agriculteurs de montagne.
Pour le tétras-lyre
Davantage de surfaces favorables
à la reproduction.
Réouverture des zones de parade.
Plus de biotopes favorables à
l’alimentation des jeunes.
Pour l’agropastoralisme
Réouverture des secteurs colonisés par
les vernes.
Valorisation de surfaces qui ne sont plus
disponibles aux bovins.
Mise en valeur de la difficulté du travail
des agriculteurs de montagne et de leur
mode de vie.
Promotion de leurs produits du terroir.
Pour les races anciennes
Valorisation des chèvres rustiques.
Soutien aux races reconnues par
ProSpecieRara.
Pour la biodiversité
Milieux plus ouverts et diversifiés.
Maintien de zones refuges.
Favorable pour les insectes,
arachnides et différentes espèces
de plantes.
Valorisation des dynamiques
naturelles.
Association Alpine
Tetrao Tetrix
Pour toutes questions,
vous pouvez contacter
Manue Piachaud
au 076 389 21 28 ou à
aatt.tetras@gmail.com

Résultats & bénéfices

Un grand merci aux Bailleurs de fonds

Résultats & bénéfices

Un grand merci aux Bailleurs de fonds

Un projet aux bénéfices multiples

La pâture des caprins permet de restaurer les milieux favorables au tétras-lyre tout en valorisant les pâturages et les savoir-faire des agriculteurs de montagne.

Pour l’agropastoralisme

Réouverture des secteurs colonisés par les vernes.

Valorisation de surfaces qui ne sont plus disponibles aux bovins.

Mise en valeur de la difficulté du travail des agriculteurs de montagne et de leur mode de vie.

Promotion de leurs produits du terroir.

Pour la biodiversité

Milieux plus ouverts et diversifiés.

Maintien de zones refuges.

Favorable pour les insectes, arachnides et différentes espèces de plantes.

Valorisation des dynamiques naturelles.

Pour le tétras-lyre

Davantage de surfaces favorables à la reproduction.

Réouverture des zones de parade.

Plus de biotopes favorables à l’alimentation des jeunes.

Pour les races anciennes

Valorisation des chèvres rustiques.

Soutien aux races reconnues par ProSpecieRara.

Association Alpine Tetrao Tetrix

Pour toutes questions, vous pouvez contacter Manue Piachaud au 076 389 21 28 ou à aatt.tetras@gmail.com